Au primaire, j'ai eu, sans le savoir à l'époque, un formidable instituteur, deux années durant, qui pratiquait les méthodes de pédagogie Freinet. Nous manions la scie sauteuse pour construire un puzzle en bois, avions une vraie imprimerie avec ses caractères de plomb pour réaliser le journal de l'année empli de nos dessins et poèmes (l'un de mes biens les plus précieux de mon enfance), nous allions identifier les fleurs sauvages, et tant d'autres choses encore, toujours avec cette liberté caractéristique.

Ma mini n'a que 10 mois, mais dès le plus jeune âge on peut offrir à nos enfants des activités passionnantes. Maria Montessori fut elle aussi à l'origine d'une pédagogie déclinée aujourd'hui en multiples activités dès la naissance. Passionnée par ce sujet (peut-être qu'avoir aussi baigné dans le milieu scolaire à la maison n'y est pas pour rien !), j'ai beaucoup lu. Des livres, des blogs (MerciMontessori est à cet égard vraiment très riche. Une mine d'idées, d'inspiration et de découvertes). Mais j'ai aussi essayé de me laisser aller à mes envies, mes intuitions parfois. J'aime la nature. J'en ai fait une occupation à temps plein puisque mon métier y est intimement lié. Et j'ai voulu dès la naissance faire sentir à mini kakapöette ces odeurs, entendre ces sons... Dès le retour de la maternité (nous étions fin juin, l'idéal), je plaçais le berceau dehors, dans le jardin, sous les arbres, afin qu'elle puisse profiter du bruissement des feuilles dans la brise. Puis, je lui ai fait découvrir les odeurs de la lavande, du thym, du romarin qui poussent dans le jardin. Nous nous promenions aussi beaucoup. Au moins une fois par jour, dans la belle campagne qui entoure notre maison. Les chemins étant pour beaucoup difficiles, j'ai cherché le meilleur moyen de nous déplacer à deux et, grâce aux conseils d'une amie, j'ai acquis un porte bébé physiologique Manduca. L'accessoire idéal pour nos escapades. Sauf pluie torrentielle, nous manquons très rarement ce beau moment à écouter les oiseaux, le bruit de l'eau qui coule, à observer les coucous et les aubépines qui fleurissent.

Ce printemps, les découvertes sont plus grandes, la demoiselle découvrant la motricité fine et quel meilleur excercice que de lui confier une fleur de pissenlit ou une pâquerette qu'elle inspecte sous toutes les coutures et pétales. Certes, la fleur est au final dépiautée, mais ce petit trésor, la mini le tient fermement dans la main jusqu'à la maison, voire encore longtemps après. La pomme de pin fut aussi une belle expérience et c'est resté un objet de manipulation plusieur jours d'affilée.

Elora Berlin2

Et puis, il y a les livres. J'ai tenu à lui lire des histoires dès la naissance. C'est ainsi, bercé au son de nos voix à son père et à moi, qu'elle s'endortmait le soir. Qui plus est, les lectures étaient bilingue, français par son papa et en allemand pour moi. Si nous continuons ce rituel (sauf lorsque la journée a été si riche qu'elle s'endort avant même le choix du livre), elle a commencé à s'intéresser d'elle même aux livre, et à leur manipulation surtout. Vite, j'ai cherché quelques références et grâce au blog d'une formidable librairie intitulée la soupe de l'espace, j'ai découverte le livre "Découvre les petites bêtes" de Thierry Laval. Je crois qu'elle en est immédiatement tombée amoureuse. Quel bonheur d'entendre le petit cri qu'elle pousse en le voyant. Et, inlassablement, jour après jour, elle passe des heures à tourner d'elle-même les pages, à toucher les différentes matières (bois, tissu,moumoute, paillettes...) dont sont parées les petits animaux. Depuis, j'en ai trouvé quelques autres, avec des matières à toucher, mais rien n'égal le bonheur qu'elle exprime en voyant le livre des petites bêtes.

Elora Livre 1

Et vous, quels sont les livres fétiches de vos enfants ?